Quel avenir pour la pub TV ?

Préambule :  Ce billet a pour objectif de partager une intuition sur l'avenir de la pub TV.. Cela dit, ça fait 10 ans que je ne regarde plus la télé, et de manière globale, c'est un sujet que je maîtrise plutôt pas du tout, alors, soyez indulgent svp ;-)

Entre Google TV, Apple TV, le marché de la télé est en train de subir une révolution profonde...

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Le grand gagnant de cette révolution, le téléspectateur qui va, encore +, prendre le contrôle...
Il deviendra difficile, voir impossible, pour une chaîne d'imposer au spectateur un spot de pub...( remarquez, c'était déjà une vraie tendance de fond, avec les boitiers de type TiVo ).

Comment alors, les chaînes pourront-elles rentabiliser leur audience ?

Une bonne vieille redevance ? Un système d'abonnement ? Les bons vieux jeux surtaxés ?...
Mouaiss.... Bof....

Une des solutions est vieille comme le monde : le placement de produit..

Les sites comme http://www.sexandthecitymovie.com/closet/, ou encore http://www.seenon.com rencontrent un vrai succès aux Etats Unis.
Le principe est simple  : je craque sur le chemisier d'une des héroïnes de Sex In the City, je vais sur Internet sur la boutique dédiée à la série, et je peux l'acheter en 2 3 clics.. 

Si les chaînes se rapprochaient au maximum des contenus et devenaient producteurs ?

Si elles faisaient des partenariats avec des grands sites e-commerce ?
Si elles arrivaient à placer des produits de ces sites e-commerce directement dans les séries ?
Si le téléspectateur pouvait en un clic, passer de la série au site e-commerce  ? ( et c'est le cas avec la connected TV de Yahoo! par exemple... )
Si le producteur récupérait une commission sur chaque vente réalisée par l'intermédiaire de la série ? 

Ca pourrait être une piste...
Ca a déjà été en partie testé avec l'alliance  Quelle <=> Plus Belle La vie
Si cette tendance s'impose, reste à savoir, qui va prendre la part du gâteau...
Et entre les producteurs, les chaînes, et les nouveaux acteurs type Google et Apple, ça va être un beau bordel..

Le paiement en quelques clics via Facebook...

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Et si Facebook proposait aux site e-commerce d'externaliser le processus de paiement ? ...
Le tunnel d'achat, c'est un sacré frein.. On sait que près de la moitié des shoppers abandonne leur panier en route, souvent parce que le process est trop long...
Et si en 2 clics sur un site, via Facebook, je pouvais valider mon paiement ?....
Facebook me semble tout disposé à remplir ce rôle pour plusieurs raisons :
Cette mise en place ne sera toutefois pas facile, les freins sont nombreux :
  • Les e-commercants veulent conserver toutes les données sur leur e-shoppers, il faudrait donc que Facebook donne plus d'infos sur l'identité de la personne que Facebook Connect (le mail notamment me semble le minimum syndical)
  • En cas de déception, les acheteurs risquent de se retourner contre Facebook.. Encapsuler un tunnel d'achat a toujours été faisable, mais les comparateurs de prix ne l'ont jamais fait, considérant qu'ils courraient un trop grand risque en terme de service après vente...
  • Les e-commerçant n'accepteront que si ça leur apporte un vrai + en terme de conversion
Pour que Facebook parviennent à s'imposer, il me semble important qu'il ne se prenne aucune marge sur ce paiement...
Le modèle économique devrait plutôt se rapprocher de celui du projet Beacon, en proposant aux personnes qui ont fait leurs achat via un panier Facebook, de poster un statut lié à leur nouvelles acquisition, avec pourquoi pas un système de cashback pour l'acheteur si ce statut convaint des amis, et une rémunération sur un modèle d'affiliation pour Facebook.... 

Liens sponsorisés + agence = Bullshit ?

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Bon le titre est un peu provoc, mais plus j’en discute avec des annonceurs, plus je réalise qu’il y a un domaine ou les agences bullshitent un max.. Celui des liens sponsorisés !

C’est tellement facile…

Le domaine est obscur, les annonceurs constatent qu’ils sont en première place sur beaucoup de requêtes, voient passer des tableaux de plusieurs dizaine de milliers de Keywords biddés, et en déduisent naturellement, que l’agence fait à merveille son boulot !

Créer une campagne de liens sponsorisés n'est qu'une étape…

Une étape  qui se passe entièrement sur Excel, une étape longue et osons le mot « chiante ! »…

Trop souvent j’ai le sentiment que c’est là que le boulot s’arrête…La tentation est compréhensible..

Je laisse tourner ces campagnes sans chercher à optimiser les coûts..

Tous les mois, j'ai les tableaux de bord qui tombent, et je les fais suivre à l'annonceur.

De toute manière je suis payé sur le budget investi, donc pas d’intérêt à optimiser le ROI, puisque je réduis ainsi mon budget…

Pourtant la création de la campagne n'est que la première étape !

Bien négocier son mode de rémunération avec l'agence

Un modèle de rémunération où l'agence se prend un pourcentage du budget investi par l'annonceur, ça n'est pas sain !
Ca ne va pas dans le sens du ROI…
Essayez de négocier une prime à l’amélioration du ROI avec votre contact agence.. C’est une manière bien plus intelligente de gérer les budgets qu’un pourcentage du budget investi.


Que faire une fois que ma campagne est lancée ?

Plusieurs choses à faire une fois que la campagne est lancée :

1/ Linker mon compte Adwords avec Analytics (cf cet article )
C'est vraiment important, croyez moi Analytics peut vous faire gagner un temps fou dans la gestion de vos campages, et même si vous utilisez un autre outil de tracking, c’est une étape essentielle.

2/ Acheter en « exact » tous les mots clé en « broad » (cf ce lien si vous ne comprenez rien ) qui ont généré des clics le mois précédents. Ca vous permettra de payer moins cher le même trafic !

3/ Abandonner les mots clés cliqués qui ne convertissent jamais.
Ca sera ça de budget en moins dépensé...
Ca sera ça de moins à reverser aux agences si l’agence capte une part de mon budget investi...

4/ Faire des tests, faire des tests, faire des tests

  • sur le display URL
  • sur le titre et texte des annonces
  • sur les mots clés à exclure
  • sur le matching des mots clés
  • sur le ROI de chaque position
  • sur l’optimisation des landing pages
  • sur la gestion des Ad Group
  • sur la gestion de la long tail
  • sur l'importance de l'historique des campagnes
  • et sur tant d’autres choses…

Comment gérer son compte Twitter de marque ?

4 niveaux d'implication pour gérer son compte twitter de marque

Niveau n°1 : La méthode passive 
J'achète ma marque sur Twitter ( et vite ! Sinon gare au cybersquatage... )
Je fais une veille sur les mots clés de ma marque, et capte toutes les conversations. ( exemple de veille pour l'ebg => http://search.twitter.com/search?q=ebg〈=fr )
Des sites comme http://tweetbeep.com/ me permettent de recevoir par mail un compte rendu hebdo des twitts sur ma marque...

Niveau n°2 : La méthode passivo active (je me comprends ;-) )
Je rentre en contact avec les gens qui twittent sur ma marque.. Même ceux qui la démontent, ce sont eux  qui vont m'apprendre le plus sur les défauts de mes produits !

Niveau n°3 : La méthode personnelle
Je twitte en tant qu'individu...
Mes découvertes, mes pensées du jour, mon quotidien, et sans y faire attention, de manière implicite, mon activité au sein de mon entreprise. Si mon profil est intéressant, il sera associé à la marque . Comme le dit Pierre Bélanger Dg de Skyrock,  "sur Internet les marques deviennent des individus".. Sur les réseaux sociaux, les gens veulent échanger d'égal à d'égal... Cette manière de faire me semble de loin la plus efficace !

Niveau n°4 : La méthode audacieuse
Je prend en compte la particularité de Twitter, pour faire un vrai opé sur mesure qui répond à des besoins de mes followers et positionne la marque...
Un concours comme terminator 4 ( http://twitter.com/resistance2018 ), des bons de réductions valables quelques heures comme l'a fait Amazon au démarrage de son compte...

Un nouveau modèle économique pour les sites d'informations ?

Annonce du grand magna de la presse, Rupert Murdoch, ce 29 mai => Le grand retour au système d'abonnement !*

( http://vator.tv/news/show/2009-05-29-rupert-murdoch-on-the-future-of-newspapers )


Le tout gratuit financé par la pub n'a pas fait ses preuves...Ce retour est logique, non ?

Logique, mais c'est à mon avis la mauvaise solution.Ce qui caractérise Internet, c'est la possibilité de zapper !

Les internautes ne sont pas prêt à être fidèle à un magazine, ils veulent de l'actu pertinente où qu'elle soit…
 
Quelle solution alors ?
Généraliser le micropaiement à l'article sur ces sites.Open Id (récemment adopté par Facebook), permetrait de s'identifier sur tous les sites d'informations sans avoir à se créer un compte.Si Open Id se dotait d'un système monétaire, le paiement en 2 clics sur tous les sites de presse deviendrait possible..Avec un paiement à 10 centimes l'article, le modèle a de vraies chances de marcher.


Ca me paraissait impensable il y a quelques années, mais vu qu'aucun site de presse n'est rentable à l'heure actuelle, ça me parait soudain possible...

Quels sont les freins ? 

  • Les internautes vont devoir prendre cette habitude de payer pour l'info, et la première étape d'alimentation du compte Open ID sera un cap décisif
  • Il faut qu'une grosse majorité des sites de presse jouent le jeu, sans quoi il y aurait juste un transfert de traffic du payant vers le gratuit
  • Le sentiment d'être fliqué par Open ID

La prochaine étape ?
Il y a fort à parier que sur la V3 de l'iphone, les sites de presse s'essayent à cet exercice (Le Monde ?)..
Si il y a succès de plusieurs acteurs, ce modèle risque fort de gagner le web à posteriori !

 

Quelques articles connexes :

 

Le microipaiement en un clic se généralise…
 Micropaiement en un clic à la sauce Iphone( qui va se généraliser dans la V3 )
Micropaiement virtuel avec 
les twollars
Micropaiement en un clic 
à la sauce Facebook avec l'age d'or des social games
Micropaiement en un clic 
à la sauce Twitter
Micropaiement en un clic 
à la sauce Rentabiliweb
Micropaiement en un clic 
à la sauce Google


Open ID qui permet de se logguer en un clic sans créer de compte propre se généralise…

Open ID sur Facebook
Open ID via des plugins Wordpress

OPen ID sur Google, Myspace, Orange, Dailymotion...


Les médias en ligne sont en crise…

Le Figaro repasse  en partie à un format payant
Le New York Times repasse à un modèle payant
Le Monde va mal
…. 

 


11 Septembre : Mise à jour du billet :

Google propose maintenant ce modèle économique..=> http://www.lefigaro.fr/hightech/2009/09/10/01007-20090910ARTFIG00454-google-veut-aider-les-journaux-a-faire-payer-les-internautes-.php

 

SCANDALE : ils ont remplacé le bibliothécaire par un robot !

Robotgoogle


Au départ le web 1.0... une vaste bibliothèque de contenu textuel…
Ni plus ni moins.

A l’époque les entreprises recopiaient ou scannaient leur plaquette, les mettaient sur leur site, et le patron bombait le torse en donnant sa carte de visite avec une adresse internet !

Les livres / sites rangés étaient bien classés dans des rayons / catégorie d’annuaire, chaque site devant au préalable être lu par le bibliothécaire / le responsable de la catégorie.
Nomade, Excite, Voila…
Nostalgie ... L’époque où c’était tellement facile de se positionner dans une catégorie ! ;-)
(Mon site sur les simpsons était dans les premiers dans la catégorie dédiée Yahoo => Petite fierté ! )

Et puis ils ont eu la mauvaise idée de déshumaniser la bibliothèque…

Les humains n’étaient pas assez rapides pour indexer l’information !

Ils ont remplacé la bibliothécaire / le responsable de la catégorie de l’annuaire par un crawler, c'est-à-dire un vulgaire robot…Ah la modernisation !

Au départ le robot n’était pas très malin.
Il se fiait à des étiquettes ou méta balises. (contenu invisible de l’internaute et pourtant présent dans les pages HTML). Les créateurs de sites se sont donc naturellement mis à mettre l’étiquette « sex » sur leurs sites.  Peut importe la réalité, ça attirait du trafic !
(Parce que figurez-vous qu’à l’époque, le sexe attirait une forte audience sur Internet… Dingue ça non ?)

 Et le robot se laissait berner…

Pas pour longtemps !
Les géniaux créateurs du robot l’ont amélioré. Si les étiquettes n’avaient plus aucune valeur, il fallait se fier au texte visible de l’internaute…

Eureka !

Est apparue la notion de densité par mot clé…
Le robot cernait les occurrences les plus répétées sur la page, et en déduisait la thématique principale de la page.

Déjà à l’époque, le référencement était injuste :

Il y a ceux qui connaissaient les techniques, et ceux qui le faisait avec le cœur…Et face à un robot, le cœur n’a pas sa place, le robot calcule !
Les créateurs de site se sont alors mis à répéter les mots clés dans le footer de la page, à camoufler du texte noir sur fond noir etc…

Pour mettre un peu d’ordre dans ce beau bordel, le robot s’est mis à générer un indice, le pagerank.Cette indice variait de 1 à 10 et permettait au robot de s’organiser.

Il traitait en priorité les informations provenant d’un fort pagerank. Il fallait un temps certain pour obtenir un bon pagerank, et les nouveaux sites peinaient plusieurs mois avant d’espérer attirer du trafic donc à sortir du lot !

Et puis le web est devenu 2.0…

Les gens échangeaient, les blogs apparaissaient, les liens se créaient en masse. La bibliothèque était devenue un espace d’échanges, de débats, et les gens venaient plus pour partager que pour lire !

Le robot s’est là encore adapté, et s’est mis à privilégier des indices + sociaux…Le pagerank a évolué pour intégrer en priorité le nombre de liens entrants…Est apparue la notion de  Trustrank…

Derrière cette apparente humanité, là encore une mécanique bien huilée.Si un site populaire fait un lien vers un autre site, c’est que le site doit avoir de l’importance…L’échange de liens est alors venu s’ajouter à la panoplie du référenceur expert…

Il y’a eu les sites peu scrupuleux qui vendaient ces précieux liens (les fameuses fermes de liens blacklistées par Google)…

Plus récemment il y’a eu les billets sponsorisés, qui permettaient d’obtenir moyennant argent des liens entrants en provenance de blogs… (et la lutte de Google aux états unis, pour obliger les liens de ces billets sponsorisés à intégrer la balise no follow, c'est-à-dire pour faire en sorte qu’ils ne puissent influencer le petit robot pas bien malin).

Et force est de constater qu’année après année, le robot s’est en partie embourbé pour plusieurs raisons

  • Son algorithme ayant été pensé à l’heure de l’internet Bibliothèque, il repose encore à 100% sur le contenu textuel de la page pour cerner la thématique d’un site.
    A l’heure ou les interfaces riches et site e-commerce sont de plus en plus courants, il parait donc bien rouillé pour indexer ce type de contenu…
  • Son algorithme est encore trop peu réactif… il va certes chercher tous les jours les nouveautés de ses sites chouchou (possédant un excellent trustrank), mais il n’a pas de condescendance pour les petits nouveaux (A l’opposé de son grand rival Twitter bien connu pour son exceptionnelle réactivité).

Avec Twitter, le social shopping, l’émergence de sites comme digg, friendfeed et wikio, l’avis des internautes en temps réel prend une place de plus en plus importante dans la recherche d’informations…

Le robot en a pris de la graine.

Le robot est maintenant en train de le doter de 2 nouvelles fonctionnalités :

  • Un digg like intégré dans la SERP (Search Engine Result Page)

Serp


Pour l'instant réservé aux personnes qui ont un compte Gmail, et qui voient 2 nouveaux attributs sur la SERP

  1.  une petite flèche pour aller plus haut
  2.  une petite flèche pour supprimer le lien…


Il y a fort à parier que les votes de ce digg like ouvert à tous rentrera d’ici peu dans l’algorithme de positionnements des sites !
Malin le robot… ;-)